Prospection par e-mail en B2B : ce que dit la CNIL, en clair
Ayoub Hammoudi, fondateur de Spar-x · · 2 min de lecture
C’est la question qu’on me pose le plus souvent : « J’ai le droit d’écrire à un dirigeant que je ne connais pas ? » En France, entre professionnels, oui, à des conditions précises. Voici ce que dit la CNIL, sans interprétation créative.
Entre professionnels, pas de consentement préalable
Pour un particulier, la règle est le consentement préalable : il doit avoir accepté, par une case qu’il coche lui-même, de recevoir vos messages. Pour un professionnel, la CNIL admet que la prospection repose sur l’intérêt légitime, sans consentement préalable, si son objet est en rapport avec la profession de la personne.
Écrire à une directrice des achats pour lui présenter un logiciel d’achats : oui. Lui proposer une assurance auto personnelle à son adresse professionnelle : non, ce n’est plus son métier qui est concerné.
Les trois conditions
- Le message concerne la profession du destinataire.
- Il permet de savoir clairement qui l’envoie : votre nom et votre société.
- Il permet de refuser simplement les messages suivants, à chaque envoi.
La CNIL ajoute un point souvent oublié : la personne doit être informée de l’utilisation possible de ses coordonnées, y compris quand vous les avez obtenues auprès d’un tiers, par exemple une base de données de prospects. Et une demande d’exercice de ses droits appelle une réponse sous un mois au plus.
Le cas des adresses génériques
Les adresses du type contact@, info@ ou commande@ désignent une entreprise, pas une personne. La CNIL indique qu’elles ne sont pas soumises à ces principes. Elles restent soumises au bon sens : une adresse de contact noyée de sollicitations finit par filtrer votre domaine.
Ce que Phantera fait de ces règles
- Chaque e-mail part depuis votre boîte, à votre nom, avec votre signature : l’expéditeur est identifié.
- Un lien de désinscription accompagne les e-mails de campagne, et une désinscription arrête la séquence.
- Une réponse du prospect arrête aussi sa séquence, et un lead marqué « Ne plus contacter » ne reçoit plus rien, sur aucun canal.
Le ciblage, lui, reste votre responsabilité : un message qui ne concerne pas le métier du destinataire n’est pas couvert par l’intérêt légitime, quel que soit l’outil.
Questions fréquentes
- Faut-il le consentement d’un professionnel pour lui envoyer un e-mail de prospection ?
- Non, selon la CNIL, si le message est en rapport avec sa profession, identifie l’expéditeur et permet de refuser simplement les messages suivants. Le consentement préalable est la règle pour les particuliers.
- Les adresses contact@ ou info@ sont-elles concernées ?
- La CNIL indique que les adresses génériques de personnes morales ne sont pas soumises à ces principes.
- Que faire si les coordonnées viennent d’une base de données achetée ?
- La personne doit avoir été informée de l’utilisation possible de ses coordonnées pour de la prospection, y compris quand elles ont été obtenues auprès d’un tiers.
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Sources
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